04/04/2013

L’évolution, le progrès.

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L’évolution, le progrès.

 

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 Une fois notre objectif fixé, notre attention se concentre sur la manière à employer pour atteindre ce dernier. Presque automatiquement, nous cherchons « l’outil » le plus approprié pour arriver à nos fins. L’outil, voilà le secret à travailler. Plus l’outil sera perfectionné, plus les résultats seront performants. Comment pourrions-nous fabriquer, si vite et en si grande quantité, les « puces » de nos ordinateurs, si nous n’avions pas les outils appropriés ? Sans ces derniers, le progrès n’est pratiquement pas possible. Dans l’art de réaliser les choses, quelle qu’elles soient, il y aurait une stagnation si un outil n’avait pas été travaillé, puis sans cesse amélioré. Ceci permet le progrès. La quête de la perfection. L’évolution des êtres vivants suit exactement le même schéma. Et quel est l’outil principal que tous, avons à notre disposition pour vaincre les obstacles de la vie ?

 Simplement…notre intelligence.

 Hors, si dans le monde matériel, nous sommes en constante quête d’amélioration de nos outils afin d’améliorer les diverses chaines de montage, nous ne faisons pratiquement rien pour cultiver, entretenir et améliorer notre réelle intelligence. Qui est, nous le rappelons, l’outil primordial sans lequel rien ne serait possible.

 En effet, dans l’esprit général notre intelligence est là, une fois pour toute. L’homme se dit « intelligent » et point barre. Le progrès n’est pourtant possible que si nous utilisons nos outils à bon escient et, si nous en améliorons sans cesse les performances. Il a bien fallut améliorer la charrue pour faire progresser l’agriculture. Hors, en ce qui concerne le bon usage de notre intelligence, comme nous l’avons abordé tout au long de cet ouvrage, au vue des exemples déjà cités, il est permis d’avoir quelques doutes. Pour ce qui est de la recherche visant à en améliorer l’essence même, alors là, c’est une question qui ne se pose plus.

 Nous pensons donc que notre intelligence est là, bien installée depuis le départ.  Ce qui n'est pas tout à fait faux mais, dans la nature, tout est à la fois simple et extrêmement complexe. Sans savoir pourquoi ni comment, dès la naissance, nous avons tous, ou presque, ce merveilleux outil inclus dans notre système. Ce que savent déjà peu d'entre-nous. Hors, la complexité s'étend encore plus loin. Si nous considérons cette faculté comme un outil, nous pouvons l'améliorer ou le détériorer. En effet, avoir cet outil à portée de  main n'est pas tout. Encore faut-il avoir la volonté de s'en servir. Deux hommes de même culture ayant les mêmes connaissances, le même niveau intellectuel, la même intelligence, peuvent paraître  totalement différents aux yeux de leurs semblables. Un pourra être apprécié comme « intelligent » et l'autre complètement idiot. Un pourra se servir de son intelligence et l'autre non. Le danger réside donc en son utilisation ou abandon. Celui qui se servira de son intelligence et la maintient vivante en son intérieur pourra progresser. Mais, nous en trouverons bien  d’autres qui, par  un manque total d'activité, finiront par l'atrophier à tout jamais.

            Demandons : « Qu’est ce que le progrès pour vous ? » à cent, mille, dix mille ou cent mille  personnes et la réponse se basera presque essentiellement sur l’argent ou le travail. Nous envoyons notre enfant à l’école dans le faible espoir qu’il puisse être plus « intelligent » mais, une fois adulte, le seul progrès envisageable est d’ordre pécuniaire.

             L’idée que l’intelligence soit un outil  devant être entretenu, qui peut être amélioré ou détérioré ne frôle même pas la plupart d’entre-nous.

 

           

Il n’y a pas si longtemps, la « science » favorisait ce genre de conformisme. En effet, et je ne suis certainement pas le seul à avoir écouté maintes fois qu’à partir de 25 ou 30 ans notre cerveau perdait irrémédiablement « tant » de milliers voire dizaines de milliers de neurones ! C’était un fait établi. Aujourd’hui, nous savons que faire travailler son cerveau à tout âge favorise les connections neuronales et même peut en créer de nouvelles ! Les savants peuvent se rendre compte de cela car, les outils permettant l’observation du cerveau ont grandement évolués. A noter que, ces nouvelles connaissances ont vue le jour uniquement par l’usage de nouveaux outils et non pas par pure intelligence ! C’est d’ailleurs souvent pour cette raison que des affirmations « scientifiques » changent au cours des siècles. Dans bien des cas, ce n’est pas l’intelligence de la science qui a évoluée, mais bel et bien l’outil d’observation qui a changé. En d’autres termes, notre «  évolution » devient alors totalement dépendante d’outils extérieurs à nous-mêmes. Nous semblons évoluer, mieux comprendre les choses, en sous entendu être plus intelligent, uniquement par l’apport de nouveaux appareillages mais, non pas par la réelle évolution de notre être.  Un citoyen moyen devient-il plus intelligent s’il achète une nouvelle voiture plus performante ?

Et malheureusement pour notre société, bon nombre de scientifiques sont comme l’étudiant ne sachant plus se passer de sa calculette et ce, même pour le calcul le plus simple.

 

Extrait du livre de Jean Luc Goubet : Les 1001 aberrations de l'intelligence humaine

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