13/03/2013

Moteur perpétuel.

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Moteur perpétuel.

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Donc, prétextant une vérité qui n’est sans doute pas fausse, « le moteur perpétuel n’existe pas », pas plus « qu’un plus lourds que l’air ne peut pas voler », la recherche en ce sens est inexistante dans les hautes sphères du savoir. Personne ne se rend compte, et encore moins les plus savants, que cette guerre d’idée n’a de pilier qu’une mauvaise interprétation des expressions. Chacun campe dans son camp et nous n’avançons pas.

Accouplée au moteur dit perpétuel s’ajoute l’idée que nous ne pouvons pas produire plus d’énergie que nous n’en fournissons. Maints calculs et de non moins maintes preuves ont été apportées. Là encore, faut-il rajouter justement l’intelligence humaine. Car, sans enlever la justesse de cette affirmation, nous pouvons néanmoins trouver des « combines » qui tendent à pouvoir affirmer le contraire.  Et voici, une fois encore, comment « peser son oiseau » pour avoir la certitude du contraire. 

Un homme désirant déplacer une masse, disons, de 80 kilogrammes sur 10 kilomètres, a besoin d’une énergie considérable. Il va transpirer le pauvre type. Certains pourront s’amuser à faire le calcul de calories, de joules ou de newtons  nécessaires à cet exploit. L’énergie déployée découle de loi physique bien connues que nous ne contesterons pas.  Mais, voilà le petit malin, la « combine » que nous suggérions plus haut. L’homme en question à l’idée de prendre son vélo ! Il va déplacer la même charge en dépensant beaucoup mais, beaucoup moins d’énergie ! Dans un sens donc, nous pouvons considérer qu’il a fourni plus d’énergie qu’il en a dépensée !

Le fait d’affirmer que nous ne pouvons pas produire plus d’énergie que nous en dépensons reflète la fatalité. C’est vrai dans un sens, oui, mais c’est compter sans l’intelligence de l’homme. En effet, si cette loi ne pouvait pas être contournée, un homme ne pourrait pas lever une charge avec un levier ou une poulie.

Souvent, la science pose ses limites lorsqu’elle considère avoir atteint l’impossible. Au delà, rien n’existe. Il s’agit de rêves et d’imaginaire. Ce qu’elle oublie souvent c’est que, justement et depuis le début des temps, c’est cet imaginaire qui l’a fait progresser!

 


Extrait du livre de Jean Luc Goubet : Les 1001 aberrations de l'intelligence humaine

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