18/02/2013

DES CHIFFRES ET DES LETTRES..L’écriture

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L’écriture

 

preuve,livre,absurdite,intelligence,goubet,anecdote,geographie,statistique,enseignement,semestre,ridicule,combien,tarif,bourse,organisation,viande,cheval,salaire,mathematiques,maison,vie,credit,écritureAux simples encoches sur des os ou sur des pierres qui, ont donné naissance à l’arithmétique, a succédé une autre invention de l’homme : L’écriture

 Un autre trait de génie spécifique au genre humain qui, de détails en détails, à permis à l’homme de transmettre ses pensées sur un support plus ou moins résistant.

 Une fois encore, cette merveilleuse combinaison de signes destinée tout d’abord à transcrire des sons, puis des assemblages de ces derniers a, au cours des temps, subit maintes modifications.

 Les diverses conventions qui, au départ, ont été élaborées pour faciliter la communication se sont rapidement vues affublées de règles et surtout d’exceptions aussi ridicules qu’inutiles. L’intelligence humaine perd souvent plus de temps à estropier ce qui est supposé lui rendre la vie plus facile qu’à vraiment l’améliorer. Je ne vais pas perdre le mien, ainsi que le vôtre, en analysant point par point les absurdités que nous pourrions trouver dans les innombrables langues utilisées sur cette planète.

Je ferai simplement remarquer  que, par exemple, en français, je ne vois vraiment pas l’intérêt que le son : « O » puisse s’écrire  « AU » ou « EAU ». Ou encore que le « E » puisse se prononcer « A » dans « femme » ou « évidemment ».

 Si le pluriel est représenté par un « S » à la fin du mot, pourquoi, bon sang, ceux terminés par « AU » ou « EU » prennent-ils un « X » ? Et pour continuer dans la bêtise, pourquoi alors « landau » et « pneu » prennent-ils, eux, un « S » ?

 Toujours au pluriel, les mots terminant en « OU » prennent un « S » sauf bien sûr les classiques « poux, hiboux, choux, joujoux, genoux, cailloux, bijoux ».

 Le « S » ne se prononce plus S s’il est entre deux voyelles. Comme tout le monde le sait, il se prononce alors « Z ». Bon, et bien dans ce cas là, pourquoi ne pas simplement mettre un Z ?

 Pour entendre le son « S » , nous utilisons parfois un « C » à condition que ce dernier soit suivit d’une voyelle. Mais, encore attention ! Pas n’importe laquelle ! Il faut que ce soit un I, un E, ou encore un I mais « grec ».

                        En parlant prononciation et logique, essayons d’imaginer comment nous expliquons à              un jeune enfant en apprentissage comment s’écrit le prénom aujourd’hui à la mode de la voisine qui s’appelle: Phoebe !

 

Si ces simples exemples, ne sont pas une insulte à la logique de l’intelligence, qu’est ce que c’est ?

N’oublions pas que cette intelligence, dont nous sommes si fier, est sensée nous simplifier la vie et favoriser l’évolution.

Hors, il est de notoriété publique que nos enfants perdent plusieurs années sur les bancs de l’école afin de tenter assimiler les « absurdités », car il n’y a pas d’autre mots, qu’ils oublieront ensuite le plus vite possible. Bien évidemment, le temps perdu à assimiler les milles et unes facéties d’une langue se fait au détriment d’autres matières qui pourraient vraiment faire évoluer l’enfant.

 Un vrai signe d’intelligence serait que ceux qui passent leur temps à refaire le dictionnaire, ceux qui s’ornent de toutes les décorations du savoir, ceux qui sont catapultés au sommet de l’éducation Nationale, prennent réellement leur rôle au sérieux en faisant, pour une fois,  preuve d’utilité. Il n’est pas nécessaire de simplifier à l’extrême et ainsi revenir bêtement à un langage primitif. Mais, simplement rayer de la carte les absurdités et inutilités qui, de part leur absence, n’affecteront en rien la compréhension et les subtilités de la langue.

 L’intelligence, ce n’est pas compliquer les choses quelle qu’elles soient, mais au contraire, les simplifier. 

 


Extrait du livre de Jean Luc Goubet : Les 1001 aberrations de l'intelligence humaine

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